cédric brandilly

artiste-auteur
réalisateur 
historien de l’art

art, sport & corps
01. fédération française d’art 
     a) équipe de France 
performance 
      b) podium213

rencontres art et sport
02. 4_4_2
       art vidéo
      
03. à la recherche de collignon!
     documentaire, 52’mn
     france - belgique
04. allers retours
     performance
05. dance dance dance 
     performance
         

espace perçu & espace vécu
01. architectural sonarworks
art numérique, performance
02. appel anonyme
art numérique
03. from above!
performance sonore

installations & objets
01. epo (essential pyrex organ)
néon, plexiglass
02. “le savoir rend heureux, le savoir rend libre” hommage à michel serres
néon
03. chausson de sécurité
charentaise, pointure 41.
04. culture vaccine
flacons pyrex, boite polystyèrene
05. cv set de table
06. projet urne
photographies imprimées sur dibond
textes & publications
le bleu du homard
philein
déraj et les autres (en cours)

publications

expositions 


la fédération française d’art (ffa) est composée essentiellement d’artistes de haut niveau. elle emprunte au modèle organisationnel fédéral du monde sportif son type de structuration, tout en soulignant la parenté de l’art et du sport.elle pose comme principe la valeur esthétique du geste sportif. elle compte à ce jour plus de 300 licenciés.

le second (ou troisième) degré est la marque de fabrique de la fédération française d’art. son but est d’interpeller avec humour et dérision l’état du milieu artistique d’aujourd’hui. elle le fait en détournant les stéréotypes de l’art contemporain par le prisme des pratiques sportives. Le ton badin et la tenue décalée révèlent une critique du système en reprenant les codes vestimentaires des sélections sportives nationales. en survêtements officiels, ces actions « situationnistes » interpellent et elles ne sont pas sans interroger la place qu’occupe l’artiste aujourd’hui - dans le monde de l’art et d’une manière générale, dans la société.




federation-francaise-art.fr



fédération française d’art dans les rues de toulouse, festival bricodrama, 2019.





le projet podium 213, piloté par la fédération française d’art, propose une plateforme destinée à interroger les pratiques artistico-sportives. des rencontres publiques sont réalisées sur le territoire breton avec des personnalités croisant pratique artistique et pratique sportive de haut niveau. toujours dans cette volonté de changer le point de vue et d’amener le public sur de nouveaux terrains, « 213 » correspond à ce que nous lisons lorsque nous sommes face à un podium de compétition.

podium213.fr





4_4_2 #2 lionel messi
4_4_2 #2 cristiano ronaldo
installation philosophique et sportive
4_4_2#1, art vidéo, 7mn20s, 2018.
4_4_2#2, art vidéo, 8mn51s, 2020.







deux passionnés (et leur équipe technique) partent à la recherche de frédéric collignon, multiple-champion du monde belge et certainement le sportif* le plus titré au monde. équipés d’une cx trd turbo, avec sur son toit un bonzini (baby-foot français), ils décident de partir à la rencontre du champion pour le défier.

à la recherche de collignon!, réalisé par cédric brandilly et nicolas marchand, 52mn, panique! production, diffusion télévision belge, 2019. 













* en considérant le baby-foot comme un sport, nous l’appelerons football de table!




allers retours, performance in-situ, gare de rennes, 2013. durée variable.


dance dance dance, performance dans l’espace public, danseuse et ratelier agricole, 2013. durée variable.
                 
chaque élément architectural, chaque construction a des caractéristiques qui peuvent être mis en son. la détermination d’un métalangage musical à partir d’un linéaire (appelé transect) traversant la ville entre un point a et un point b est rendu possible. lewis mumford en 1938 puis aldo rossi ont cité : « la ville est un fait naturel, comme une grotte, un nid, une fourmilière. mais elle est aussi un livre d’art ». j’y ajouterai : « (...) mais surtout une partition ». ce projet a pour finalité de représenter - à travers une analyse morphologique et cartographique précise, une lecture et un mode opératoire convertissant des données numériques en sons - une lecture musicale de l’architecture des villes. la notion de métalangage est essentielle dans ce projet. au fur et à mesure des écoutes, l’auditeur assimilera les sonorités dégagées. ensuite, il sera capable de « décrire » la partition musicale. en autre terme, l’auditeur situera l’espace décrit et différenciera le son et les ambiances architecturales d’une ville à une autre.
architectural sonarworks, collaboration avec romain dubois, pianiste et ingénieur du son. 2014 < 2024.
performance live, durée 1h.
co-production les tombées de la nuit (rennes), ars electronica (linz), lieux publics réseau in-situ (marseille).



from above!, performance sonore et aérienne, co-production les tombées de la nuit (rennes), 2018


« cette idée m’est venue un soir d’été, loin des lumières de la ville et des nuisances urbaines. me repérant grâce aux étoiles, je me suis mis alors à rêver le ciel. les avions qui vont dans cette direction se dirigent vers le nord, donc vers londres ou vers d’autres villes anglaises. et celui-ci, étant donné son altitude et son cap, doit revenir de l’atlantique pour aller je ne sais où mais à l’est de ma position. effectivement, je me suis rendu compte que tous les soirs de cet été, un avion en provenance de l’aéroport international jfk de new-york se rendait à tel aviv en israël, et passait au-dessus de moi. le lendemain, cet avion effectuait le même trajet. j’étais en bas, à 10 km de lui, je voyageais seul la tête entre new-york et israël. Ces avions deviennent à leur manière des girouettes aériennes. »

from above! est une performance sonore et musicale qui collecte en temps réel les données des vols aériens. installée au cœur d’une place publique, d’un musée, d’un sémaphore, elle devient un véritable jukebox aérien. cette proposition tente d’établir un lien sonore entre une géographie liée à ses occupants et des voyageurs du ciel, inconnus.







appels anonymes, live streaming sur différents sites, durée: temps de la parution de l’annonce, 2022.

fausse annonce mise en ligne: ancien entrepôt idéal pour réhabilitation (anciens logements sociaux actuellement occupés). grands volumes, idéal pour loft urbain. pas de parking. structure en acier type industriel. plein pieds. gros travaux à prévoir mais réel potentiel. proche métro ligne 7. 
conditions : vente à réaliser avant la trêve hivernale. 
prix : 800.000 euros. surface : 450 m2. ville : paris
l’objet : 
ce n’est qu’un téléphone. l’importance de le placer sur un socle, dans une posture antique, accentue davantage cette nouvelle position. le regard que l’on y porte le rend unique et lui donne de l’importance. le socle désigne l’objet pour le donner à voir, le contempler et l’affirmer en tant que création. sur un bureau, la surface est beaucoup trop vaste et il serait oublié dans la composition bureaucratique. l’installation n’est pas un téléphone fixe qui sonne de manière totalement aléatoire. l’installation est un téléphone fixe - placé sur un socle - qui sonne de manière totalement aléatoire. mais quelle est réellement sa fonction ? peut-il être conjointement un téléphone - fonctionnel - et oeuvre d’art ?

la position du spectateur, la distanciation et l’attente :
l’installation est à imaginer dans un espace d’exposition ouvert. suivant les lieux, elle pourrait être isolée, invisible mais la sonnerie éveillera inconsciemment sa présence, telle une piqure de rappel. tandis que les visiteurs seront allés à autre chose, l’annonce, elle, est toujours visible et continue à attiser les mauvaises pensées. le spectateur se situera frontalement à l’installation. il ne pourra pas décrocher le combiné s’il sonne. ceci créera une privation dans le sens où il envisagerait d’appréhender le comportement de l’appelant en lui posant des questions, en l’avertissant de sa mauvaise intention.
cela suggère également une dichotomie entre l’appelant et le regardeur. l’impossible communication proposée par objet interposé créé une relation nouvelle entre d’inconnues personnes, qui n’ont rien en commun - ou peut-être mais cela nous ne regarde pas - mais elles seront toutes les deux liées par une frustration commune. l’un espère que l’autre va décrocher tandis que ce « même », frustré, n’y soit pas autorisé. l’appel est alors divisé en deux bruits distincts pour chaque protagoniste : une tonalité écoutée dans le combiné pour le premier, une sonnerie entendue dans l’espace d’exposition pour les autres. à chaque nouvel appel, le pire est à imaginer. la récurrence des sonneries provoquera une situation de malaise, tel un constat alarmant auto-incrémenté et empirique. ce type de dispositif force l’attention sur son fonctionnement accompagné par l’aspect aléatoire des appels téléphoniques. à ce sujet, le critique d’art alain joufroy expliquait à propos de marcel duchamp : « ce qui est au fond le côté sympathique de la vie, c’est de ne pas savoir ce qui se passe. » l’intérêt que cette installation réserve ne tient donc pas à l’occasion de la voir tout à coup retentir comme par enchantement. mais c’est constamment suspendue à cette possibilité que le spectateur sera tenu en haleine. quand le téléphone va-t-il sonner ? combien de temps vais-je devoir attendre ? (ceci n’est pas sans rappeler la lampe annuelle d’alighiero e boetti, lampe qui ne s’allume qu’une fois par an. plus précisément, elle a été conçue pour s’allumer chaque année durant onze secondes sans que l’on ne sache à quel moment).
le temps sera dès lors vécu sous la forme des signaux sonores, par la lecture subjective de l’actualité sous une forme d’expérience - celle de l’appelant et de l’appelé -. il développera une relation étroite entre tous ces acteurs. d’un côté des visiteurs scrutent une installation sonore dans l’attente d’un appel à la lumière de toute visibilité tandis qu’à l’opposé, la position de l’appelant interpelle - en intimité - pour réaliser ses affaires. invisible, caché derrière son téléphone et certainement seul, il compose le numéro. 










expositions - événements  

féderation française d’art, des exploits, des chefs d’oeuvre, frac sud - cité de l’art contemporain, marseille, 2024.
podium213, région bretagne, 2021 < 2024.
féderation française d’art, ça va être sport!, gif sur yvette, 2024.
architectural sonarworks, écrans urbains, lausanne (suisse), 2024.
architectural sonarworks, london festival of architecture (royaume-uni), 2020.
à la recherche de collignon!, betv (tv belgique) 30 diffusions, 2019-2020.
architectural sonarworks, cité des sciences et de l’industrie, paris, 2018 & 2020.
féderation française d’art, frac occitanie, toulouse, 2020.
chausson de sécurité, musée de l’affiche, toulouse, 2020.
architectural sonarworks, centre de la promotion de la science, belgrade (serbie), 2018.
architectural sonarworks, musée de bretagne, rennes, 2018.
4_4_2, les magasins généraux, paris, 2018.
architectural sonarworks, congrès mondial de l’union internationale des architectes, séoul (corée du sud), 2017.
architectural sonarworks, nuit blanche, kosice (slovaquie), 2017.
architectural sonarworks, centre de la promotion de la science, belgrade (serbie), 2016.
architectural sonarworks, acquisition municipale ville de rennes, 2016.
architectural sonarworks, ars electronica, linz (autriche), 2015.
cv set de table, master class, france 4, paris, 2013.
conférences

bibliothèque nationale de france (bnf), paris, 2020.
cité des sciences et de l’industrie, paris, 2020.
université paris 1 panthéon-sorbonne, 2018.
université lille 3, 2017.
université rennes 2, 2015.
université rennes 1 Insa, 2015.
faculté d’architecture et d’urbanisme de mons (belgique), 2015.
centre de recherche en géomatique, université de laval (québec), 2014.
école nationale supérieure d’architecture de nantes, 2014.

entretiens
étranges chorégraphies : 
https://www.kubweb.media/page/etranges-choregraphies-cedric-brandilly-tombees-nuit/

publications

catalogue de l’exposition “des exploits des chefs-d’oeuvre” (2024), frac sud - cité de l’art contemporain, marseille.

barreau, jean-baptiste ; brandilly, cédric ; platen, volker ; kermoal, christian. (2023). “some new knowledge brought by 3d digitizations of the chapel of kerfons (brittany)”. journal of archaeological science reports. 

catalogue de l’expositon “par amour du jeu” (2018), les magasins généraux, pantins.

torchin, julien (2016). “sonate en ville majeure. idéation urbaine pour piano”. bulletin de septembre, revue cartes et géomatique, comité français de cartographie. université de strasbourg.

debontride, xavier (2016). “cédric brandilly invente la musique des villes”. revue place publique #40 (mars - avril).

catalogue de l’exposition post city - habitats for the 21st century (2015), ars electronica, 384 pages, linz (autriche)














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